Le président de l’Université de Toulon risque un blâme. Dans ce département du Var, si pittoresque à tous égards, où la frontière entre la mafia et la vie politique, journalistique, judiciaire, policière, économique… et maintenant, semble-t-il, académique, est, disons… moins hermétique qu’ailleurs, vendre des diplômes de master (bac + 5!) à des Chinois ne parlant même pas français à la sortie mérite un blâme.
Ah, le Var! Son ciel bleu, sa côte merveilleuse! Cela me rappelle le temps où, habitant cette splendide région, je lisais dans la presse locale, sous la plume d’un journaliste qui n’avait pas honte, et sous les yeux de lecteurs trop habitués pour s’en scandaliser encore, qu’Untel s’était suicidé de deux coups de revolver dans la nuque… Oh, à vrai dire je pourrais citer tant d’anecdotes!
En tout cas, pour les étudiants-grévistes de cette année, la solution est toute trouvée: achetez votre diplôme à Toulon!
Il faut être riche comme un chinois pour acheter un diplôme à Toulon! Savez vous que HEC estime que sur 100 CV arborant un diplôme HEC, 10 sont complètement virtuels …
Consolons nous, malgré tous les classements de Shangaï, savoir que des chinois payent pour un master de la fac de Toulon me rassure un peu sur le prestige de nos universités.
C’est bien connu :”Tout s’achète !”, et encore plus dans un siècle sans conscience.
Les Chinois, comme les Français, connaissent l’athécratie. En voilà l’une des multiples conséquences.