Il y a encore un cacique du faux-art qui va faire ses pâtés dans un monument historique, en l’occurrence à Versailles cette fois-ci.
C’est pathétique ce complexe qui pousse ces pauvres gens à vouloir s’accrocher au vrai art comme une moule sur un rocher, dans l’espoir qu’ils seront enfin appréciés pour eux-mêmes… pathétique.
Vous avez raison, c’est pathétique mais finalement pas si grave. Pas si grave car cela ne durera que trois mois et que cette mode d’exposer des contemporains dans les lieux de notre plus bel héritage passera bien un jour. Pas si grave surtout depuis ce qui s’est passé le week end dernier: Les conservateurs de Versailles, les organisateurs de la fête de l’huma, les politiciens médiocres, les journalistes indigents sont restés pantois et sans voix de la grande leçon d’intelligence donnée par un petit homme en blanc souriant. J’étais très agacé par Koons, mais finalement je l’ai beaucoup oublié depuis ma lecture du discours “quaere deum” prononcé au collèges des Bernardins. Il nous a rappelé où était la culture et l’intelligence. Les sculptures monumentales du pop art me semblent maintenant des scories toutes petites, insignifiantes, des miettes d’un diners de koons en quelque sorte. Elles auront beaucoup moins d’influence sur notre histoire en marche que les prières que vous avez faites à Lourdes avec ce fantastique pèlerin.
L’exposition du homard de Mr KOONS (ne pas oublier le second zéro) dans le château de Versailles permet au “bon peuple” que nous sommes de mesurer la profondeur abyssale de la décadence que nous avons subi depuis la chute des rois.
Finalement, l’exposition est pédagogique.
Je n’ai pas la même vision de l’exposition. La présence éphémère de l’art contemporain dans un tel écrin souligne l’intemporalité du Beau capable sans en souffrir d’accueillir la représentation artistique de notre époque phobique et névrosée. Le contraste est saisissant !
A voir absolument !
Je viens de lire une interview que je trouve excellent de M. Aillagon sur le très bon site consacré à l’actualité artistique, La tribune de l’art (www.latribunedelart.com). Cet entretien est bien fait car le journaliste connait son sujet, pose de bonnes questions et que M. Aillagon me semble assez honnête dans ses réponses. Je vous en conseille la lecture ainsi que celle du papier de 2006 de la même tribune de l’art intitulé Versailles-Land.