Yves-Marie Adeline / 96 Articles / 238 Commentaires / Articles RSS / Commentaires RSS


Commençons

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Commençons par ceci:

Tes yeux brillaient dans la pénombre de l’alcôve
Où l’amour a tendu son rideau cramoisi
Nous étions allongés sur un drap d’or et mauve
Et des sphinx de bronze aux quatre coins de lit
Souriaient en silence à l’éternelle énigme.

Ainsi leurs lèvres closes et leurs yeux de métal
Retenaient les secrets de la nuit paradigme
Et, leurs ailes pliées sur le bois de santal,
Ils eussent arrêté le pas du voyageur
Allant par les chemins qui mènent à Colonne.

Là, dans la forge nuptiale et l’obscure moiteur,
Nous fondions à nous deux l’or de notre couronne.

2 Commentaires

  1. fromageplus — 4 avril 2008 #

    M. Adeline,

    Voilà un très joli texte, mais sauf votre respect, il y a quelques maladresses…

    “Et des sphinx de bronze aux quatre coins de lit” : il manque un pied, ce ne sont pas des “Shpinx-eu-de bronze” !

    “Ainsi leurs lèvres closes et leurs yeux de métal” : il y a un pied en trop, on prononce “leurs lèvres closeu-zé leurs yeux…”

    Bonne continuation !

    Bien amicalement,

  2. Yves-Marie Adeline — 4 avril 2008 #

    1. Quand vous lisez à haute voix, vous entendez bien: “et des sphin-xss de bronze”, donc cela (xss) vaut un pied dans le son de la lecture
    2. L’esprit de la diction interdit que l’on associe une liaison en s mouillé avec un premier s mouillé! Donc celui qui lit à haute voix doit bien lire ” Ainsi leurs lèvres clo-zé leurs yeux de métal”.

    Permettez-moi de souligner que nous sommes au coeur de la problématique soulevée au post suivant: vos remarques sont celles d’un lecteur muet; or la question est de savoir si la poésie se lit de façon muette, ou au contraire à haute voix (fût-ce en imaginant lire à haute voix).

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