Encore une grève de fonctionnaires cette semaine. C’est vrai que le moment est particulièrement bien choisi, pour le secteur protégé, de pousser encore ses revendications, tandis que les travailleurs du secteur précaire sont mis en danger par la conjoncture mondiale. Mais, quand on est bien au chaud dans ses privilèges, est-on seulement tenté de regarder s’il fait froid dehors?
Les socialistes n’ont pas besoin d’être au pouvoir pour essayer de gouverner le pays, leurs groupes de pression se chargent de défendre et promouvoir leur programme. Car qu’est-ce que la CGT sinon qu’un lobby communiste? Comme les associations qui défendent les intérêts spécifiques des homosexuels…
Vous CROYEZ qu’il y existe des moments propices au désordre (grève) ? Si oui indiquez les. Sinon vous êtes contre le droit de grève. Et là, vous pourrez toujours jouer les victimes des puissants, la grève est (hélas), pour les salariés, le dernier moyen non violent de défendre ce qu’on considère comme sa dignité. Un peu de sérieux contribuerait à votre cause royaliste, non-illégitime à mon avis en République.
bon, encore une fois le coup des fonctionnaires “protégés”. J’arrive au bout d’une carriere de fonctionnaire (dans la recherche), où je suis passé successivement par les phases de l’imbecile qui se contente d’un job sous-payé et minable (pendant les 30 glorieuses), puis du salaud qui se la coule douce pendant que les VRAIS travailleurs peinent. Je trouve que l’opposition “secteur protégé - secteur précaire” est un peu caricaturale. Les fonctionnaires ne sont pas “protégés” des difficultés de leur travail et des contraintes lourdes imposées par leur hiérarchie et leur employeur (l’Etat). Leur seul avantage, en effet, c’est qu’ils ont un job sur le long terme. Pas payé, pas gratifiant, haï, soumis aux insultes des imbeciles qui se plaignent quand les choses ne “fonctionnent” pas (tout en reclamant encore moins de fonctionnaires), mais un job. Que je sache, la grande majorite des travailleurs “précaires” aussi, a un boulot, et pour la plupart un boulot qui les accompagne durant toute leur vie professionnelle : s’il y a 10 % de chomeurs, cela veut dire qu’il y a 90 % de travailleurs avec un job. Je suis un peu triste que ce soit vous qui endossiez cette analyse manichéenne entre les pauvres privés et les odieux protégés…