La maison de disques France-Productions va sortir dans quelques mois un nouvel album du Manteau d’étoiles, poèmes lus par votre serviteur, avec des oeuvres de musique du même serviteur. Cette fois-ci ce sera un album double, avec plus de poèmes et plus de musique. Vous pouvez entendre un Kyrie ici.
“Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.
Or, chaque fois que je viens à l’entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit:
C’est sous Louis-Treize… -et je crois voir s’étendre
Un coteau vert que le couchant jaunit”
….
Ainsi commence Fantaisie de Gérard de Nerval.
Pour moi, le manteau d’étoile à le même effet que ce fameux air qu’évoque Nerval.
Ce n’est pas de deux cents ans que vous rajeunissez mon âme mais de plus de mille!
J’imagine cette poignée d’évêques et de clercs, dans une Europe redevenue barbare,
guère plus de 8000 ou 10000 dans une génération à pouvoir recueillir l’héritage des
grecs, des juifs et des romains et pourtant bravant tous les obstacles pour
communiquer entre eux sur toute l’Europe de Tara en Irlande à Kiev chez les Syrthes
, tout en défrichant et bâtissant notre pays.
En lisant vos rimes et en écoutant votre musique, je les vois moi aussi et j’aperçois
un peu mieux un plus grand miracle encore, celui de leur foi et de leur espérance
qui a fait qu’ils ont eu l’immense audace de donner leur bien le plus précieux,
l’amour du Christ, aux guerriers qui convoitaient leurs trésors, aux vikings
assiégeant leurs villes, aux soudards entrant à cheval dans leurs églises.
Avaient ils la nostalgie de Rome ou d’Athènes ? non, ils en avaient reçu l’essentiel et
construisaient une nouvelle Jérusalem pour eux au ciel et pour nous aujourd’hui.
Que votre livre nous donne le courage de Saint Remy pour à notre tour vivre sans nostalgie et transmettre à notre tour, à tous ceux qui nous entourent dans le
royaume de France de 2008, la foi et les valeurs qui nous animent.
…
Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs.
Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens…
Que, dans une autre existence, peut-être,
J’ai déjà vue -et dont je me souviens!
Beau! Belle mélodie, belle voix. Intérieur. Merci