L’Université française sort de la plus longue grève de son histoire: quatre mois sur certains campus… La voilà prise dans un piège. A présent le monde a les yeux fixés sur elle: va-t-elle avoir le culot de valider un semestre passé sans travailler? Croit-elle un instant que les quelques journées de rattrapage qu’elle organise sont de nature à nous convaincre que les diplômes qu’elle va décerner cette année ne seront pas en toc?
Par ailleurs, que penser de la place de cette université française dans le programme Erasmus? Des milliers d’étudiants étrangers sont venus ici pour étudier cette année, et n’ont rien fait, rien appris. Donc sa mauvaise réputation ne se cantonne plus à la France, mais se répand désormais dans le monde.
Je n’écris pas ces lignes de gaîté de coeur, je me souviens seulement qu’à mon époque, déjà les premiers signes d’ébranlement se faisaient sentir. Et pourtant, je n’aurais jamais cru que l’on descendrait aussi bas. Je me souviens de ma fierté à pénétrer dans les murs de l’université comme étudiant, puis à y enseigner, réalisant le rêve de ma vie! J’ai quitté l’Alma mater depuis 20 ans, et aujourd’hui mes enfants regardent ce lieu comme un symbole d’échec scolaire, ils ne songent plus qu’aux écoles supérieures, ou au moins aux facultés libres. Quel renversement!
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