Yves-Marie Adeline / 175 Articles / 403 Commentaires / Articles RSS / Commentaires RSS


Liberté d’expresssion en France

Je lis dans la presse qu’un historien va passer en appel pour un procès qui lui est fait à propos d’une critique qu’il a faite d’un film.

Je n’en crois pas mes yeux: comment un historien peut-il passer devant un tribunal pour avoir critiqué un film?

4 Commentaires

  1. Yvon de Poligny — 19 novembre 2008 #

    L’info est un peu courte pour permettre de se faire une idée …
    D’une manière générale, il est évident que la loi française limite la liberté d’expression. Etre historien, journaliste, philosophe, politicien, ne donne aucun privilège en la matière.

  2. henri — 19 novembre 2008 #

    Les historiens sont des délinquants particulièrement surveillés et dont les activités sont encadrées par les lois Gayssot, Tobira, et celles concernant la reconnaissance du génocide arménien. Vous connaissant historien (en autres choses) sachez que vos lecteurs prient chaque jour pour que vous ne finissiez pas entre les barreaux. Prenons un texte comme votre Franciade par exemple, êtes vous bien sur d’avoir suivi les injonctions de nos législateurs, seuls à détenir la vérité? En toute conscience, n’est il pas tant de faire repentance avant que l’inquisition ne vous tombe dessus ?

  3. loutre — 21 novembre 2008 #

    Je suppose qu’il s’agit de cette information : http://www.romandie.com/infos/news2/081119174715.e6lni6ti.asp

    Je ne sais pas trop quoi penser, mais l’acharnement que montre M. Garçon contre ce film (alors qu’à la base, il n’a rien à voir là dedans) est étonnant. S’il n’est fou, il doit y avoir un fond de vrai ? Enfin l’affaire ne semble pas liée à sa qualité d’historien ?

  4. Denis Merlin — 6 décembre 2008 #

    @ Henri : l’Inquisition était une juridiction de lutte contre le fanatisme et la superstition. Elle était particulièrement humaine et tolérante.Lire à ce propos le “Manuel de l’inquisiteur” en édition bilingue (latin français) aux Belles lettres, 2006, de Bernard Guy, traduction de G. Mollat. Il s’agit d’un document d’époque écrit par un inquisiteur sur la manière de mener les procès.

    L’histoire de Gallilée, où Gallilée avait tort, n’est qu’un montage contre cette sainte institution. J’ai lu à ce propos un livre écrit à partir des documents du procès. Galilée était un fervent catholique, ami du pape. Il va sans dire que Galilée n’a jamais été condamné au bucher et qu’il n’a jamais effectué sa peine d’assignation à résidence, à laquelle il a effectivement été condamné…

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