J’entendais ce matin la directrice de l’Ecole Normale Supérieure dire qu’il faut s’efforcer de ne pas identifier un groupe social pour solliciter l’effort de solidarité et de redistribution. Mais rien de pourra empêcher qu’en matière politique, vu depuis les hauteurs de la cité, le riche ne donne que ce qu’on lui prend.
Oui mais pour le percepteur, le “riche” n’est pas la cible idéale:
Oui mais pour le percepteur, le “riche” n’est pas la cible idéale: il a les moyens de se payer un conseiller fiscal, d’expatrier une partie de ses revenus et a des outils médiatiques pour râler très fort lorsqu’on le ponctionne trop. Il y a quelques mois encore, avant que Volkswagen se préoccupe de mettre un peu d’éthique dans sa gouvernance, cette compagnie s’était aperçu qu’aucun membre de son conseil d’administration de payait d’impôts … Et puis, le problème des riches, pour le percepteur, est qu’il ne sont pas assez nombreux!
Il est clair que pour la citée, le meilleur contribuable n’est pas le plus riche mais celui de la classe moyenne. Lorsque Bercy a cherché des revenus pour le RSA, il ne s’y est pas trompé.
Le pauvre est bien également, la TVA sur son paquet de pâtes et la TIPP sur son litre d’essence ne sont pas négligées par nos grands dépensiers … C’est pour cela que je crois qu’il n’est pas de meilleure solidarité ou de meilleure redistribution que de baisser les impôts, les taxes ou les prélèvement sociaux.
@Henri: je vous rejoins, hélas: le pauvre ne rapporte rien (ou peu) au fisc, le riche peut toujours s’en sortir, et les deux catégories sociales sont relativement rares. Résultat: c’est la classe moyenne, au sens le plus large, qui finit par payer pour tout le monde.
M. Adeline, que pensez-vous du bouclier fiscal ?