Yves-Marie Adeline / 96 Articles / 238 Commentaires / Articles RSS / Commentaires RSS


Musique de film

C’est en regardant le film “Cléopâtre” (projeté en 1963) que j’ai compris l’importance de la musique d’illustration sonore dans la qualité globale de ce genre d’oeuvre. En l’occurrence, pour celui qui a des oreilles, cette cacophonie d’Alex North dérange la perception globale au point de la rendre désagréable. Car après tout, si l’on fait abstraction de cet accompagnement raté, il y avait là de quoi faire mieux commercialement que de simplement couvrir les frais du film.
Et en tout état de cause, j’imagine mal nos pontifes de la fausse “musique contemporaine” être sollicités par un réalisateur. D’ailleurs, au bout de tant de décennies d’imposition idéologique de leurs cacophonies dans les canons officiels, cette fausse musique n’a toujours pas de succès. Comme quoi, nous sommes encore ici dans le non-dit, et donc dans un terrorisme intellectuel qui interdit encore d’avouer que “le roi est nu”, comme disait Andersen, que Boulez n’est pas un compositeur, Xénakis non plus, etc.

2 Commentaires

  1. Gérard de Villèle — 30 août 2008 #

    C’est Philippe Beaussant qui dans une émission sur France musique à propos de son livre Le Roi Soleil se lève aussi, nous demandait d’imaginer Pierre Boulez composant une messe pour le couvent des oiseaux comme le firent nombre de compositeurs du temps de Louis XIV et nous disant que cela était impossible à concevoir. pour des raisons politiques et de simple survie il n’a pas été jusqu’à dire de Boulez faisait du bruit, mais cela se comprenait naturellemnt.

  2. Yvon de Poligny — 30 août 2008 #

    “cacophonie”, c’est bien le mot !
    En attendant, Hollywood fait vivre des orchestres symphoniques et des compositeurs talentueux pour accompagner ses productions, en donnant à la musique toute sa place : exprimer des émotions.
    Je me souviens avoir entendu dans ma jeunesse de suffisants idiots, professionnels du cinéma français, déclamer contre cet envahissement insupportable de la musique, abaissée au rang d’accessoire du cinéma industriel, et fiers de défendre l’absence de toute pollution sonore dans leurs “oeuvres”.
    J’ai revu tout récemment “la Planète des Singes” (de Tim Burton, pas le vieux), quel bonheur de se laisser porter par la musique de Danny Elfman ! Et dire que les Français ont compté dans ce monde … Mais où sont “nos” compositeurs ?

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