Yves-Marie Adeline / 172 Articles / 393 Commentaires / Articles RSS / Commentaires RSS
C’est l’une des œuvres les plus anciennes du peintre, une œuvre de jeunesse où le dessin est soutenu par du stylo bille bleu et rouge… Remarquable dextérité, et inspiration médiévisante qui ne le quittera jamais. On remarque le chien à la robe d’hermines, symbolisant le peintre lui-même devant l’éternel féminin. Mais cette femme ne regarde [...]
Cette oeuvre est, à ma connaissance, inconnue des amateurs de Le Falher, je l’ai trouvée lors d’une visite rendue récemment à la mère du peintre
Ceux qui parlent le mieux de la différence hiérarchique entre musique savante et musique populaire, ce sont ceux parmi les musiciens populaires qui ont le plus de talent. En France, Jacques Brel trouvait ridicule qu’on le qualifie de “poète”, il se voyait chanteur ; Gainsbourg répétait à qui voulait l’entendre qu’il faisait de la petite musique [...]
Picasso et ses maîtres? Voire… en 1656-57, Vélasquez peint Les Ménines. De la mi-août à la fin décembre 1957, Picasso réalise 58 peintures traitant de ce sujet. 58…! Bien sûr, il est flatteur de s’attribuer des maîtres illustres. Mais à l’époque de ces maîtres-là, peindre un tableau prenait plus de temps. Allez savoir pourquoi…
Pour ceux qui sont au bord de la mer, et surtout pour ceux qui n’y sont pas, voilà une marine qui les y transportera.
On remarquera ici encore le réenchantement du monde: la robe de la baigneuse se confond avec l’eau.
Le Falher avait été impressionné par la ruine du château de Bagnac, sur la route conduisant du Poitou au Limousin. Le nu au premier plan en est l’allégorie, sa chevelure se mêle aux feuilles d’automne. Remarquez le drapé magnifique et le jaune éclatant de la robe de la jeune femme qui soupire mélancoliquement sur cette mort. 
L’univers lefalhérien est tout dans cette toile. La femme au bord de l’eau médite mélancoliquement sur le temps primordial perdu. Derrière elle, une statue de guerrier évoquant la chevalerie disparue. Sur la rive, des bateaux échoués, immobilisés dans le temps qui les a rattrapés. Ils n’ont pas affalé leurs voiles, car ils n’ont pas vu venir [...]