Je trouve au Seuil La Légende dorée, de Voragine, et quelle n’est pas ma stupeur de constater qu’il s’agit d’un simple reprint!
Comment cette maison, l’une des trois plus grandes en édition littéraire, peut-elle prendre le risque de se déconsidérer en vendant un simple reprint de mauvaise qualité? On peut comprendre cela de la part d’une petite maison, qui aurait au moins le courage de proposer de grands textes pour un public restreint, mais du Seuil, non.
Oh, vous savez, peut-être que cela heurte un lettré comme vous, mais la réputation d’une maison d’édition me paraît une chose de bien peu d’importance en ce moment.
Combien sommes-nous à brûler d’impatience de lire votre analyse du “problème” socialiste ? …
Bon, vous n’avez pas eu de chance, vous auriez pu tomber sur la BD façon sainte poilade d’Archinaze de Tarabisco …
Voir l’avis de l’éditeur sur le site de la fnac !
Le Seuil ne se donne pas la peine d’améliorer des ouvrages dont les chiffres de vente ne seront jamais astronomiques mais qui sont encore suffisamment demandés pour justifier une réédition.
Cette année j’ai rédigé un mémoire sur la traduction française du “Petit Monde de don Camillo”, ouvrage dont le succès phénoménal a permis au Seuil d’accéder à la place qui est la sienne dans le monde de l’édition. La traduction française est claffie de fautes diverses et variées (erreurs de traduction, contresens, fautes de français, anachronismes, sans parler des coupes sombres qui rendent le texte moins polémique…) mais est resservie telle quelle à chaque reprint.
Inutile de vous dire que le Seuil n’a jamais pris la peine de répondre aux courriels que j’ai envoyés à maintes reprises dans le but d’obtenir des informations au sujet de cette traduction.
Bonjour,
Je dois vous avouer ne pas vous avoir bien compris, à l’époque où vous l’écriviez, votre commentaire sur les éditions du Seuil. Cela explique ma réaction plutôt amusée. Ne connaissant pas le monde de l’édition, étant simple lecteur, j’ai souvent tendance à croire que tout le talent est chez l’auteur et que la valeur ajoutée de l’éditeur est faible. Dans le cas qui vous préoccupait, je me disais même que, finalement, c’est une bonne nouvelle qu’un grand éditeur rediffuse de nos jours la Légende Dorée, quand bien même les conditions matérielles de cette réédition sont médiocres.
Un article du Figaro littéraire d’aujourd’hui m’a ouvert les yeux et m’a fait repenser à votre post. Il s’agit du papier de M. Etienne de Montety qui nous apprend que le Seuil lance, pour la Saint Valentin 2009, une collection érotique. Admettons, car je n’ai pas l’âme d’un censeur pudique. Mais on apprend aussi que pour assurer le succès de ses ventes, le Seuil offrira un gadget érotique (sex-toy) avec chacun des ouvrages! On voit ou en est arrivé cette maison, si peu sure de ses choix, de ses auteurs et de sa position pour en arriver à ce niveau de démarche “markéting”!
Je comprends mieux à présent vos doutes sur le Seuil et vos craintes sur le niveau de ‘déculturation’ qui atteint maintenant des institutions que l’on croyait indestructibles.